Détecteurs de mensonges : Fonctionnent-ils vraiment ?

Le FBI donne un test polygraphique (de détecteur de mensonges donc) à toutes les personnes qu’ils intègrent. Lorsque la DEA, la CIA et d’autres agences sont engagées, environ 70 000 personnes par an se soumettent à des polygraphes pour travailler avec des agences gouvernementales. 

Les forces de l’ordre utilisent aussi régulièrement les polygraphes lorsqu’ils interrogent des suspects. Dans certains endroits, ils sont utilisés poursurveiller les activités des délinquants sexuels en probation, et certains juges ont récemment permis des négociations de plaidoyer qui dépendent des résultats des tests polygraphiques des accusés. Cependant, il est légitime de se demander si les détecteurs de mensonges sont vraiment efficaces. 

Comment fonctionne un test polygraphique ?

Différentes versions de machines polygraphiques ont été développées par plusieurs chercheurs américains et enquêteurs de police au cours des premières décennies du 20e siècle. Il s’agissait au départ d’un appareil permettant de détecter la pression artérielle d’une personne. Il a ensuite été doté de la capacité de mesurer les réponses cutanées galvaniques de la main d’une personne (ce qui est un substitut de la transpiration), ainsi que son rythme respiratoire et son pouls. 

L’idée était que ces réponses physiologiques pouvaient indiquer de manière fiable si une personne disait la vérité ou mentait. Dès le début, cependant, rien ne justifiait que ces tests étaient à 100% infaillibles car il n’y a aucune science physiologique qui puisse affirmer avec certitude si une personne ment ou non. 

Ce que le test polygraphique mesure vraiment

De manière globale, un test polygraphique mesure une seule chose : l’anxiété. Toutes ces mesures physiologiques sont simplement associées à la peur et à l’anxiété, et les gens sont parfois anxieux quand ils disent la vérité, et ils peuvent ne pas être anxieux parfois quand ils mentent. Si vous êtes donc un très bon menteur qui sait contrôler ses émotions et son comportement, vous pourriez donc passer haut la main le test du détecteur de mensonges. En d’autres termes, un test polygraphique peut parfois être correct et parfois erroné.

Alors pourquoi le test polygraphique est-il encore utilisé ? 

En dépit de l’interdiction légale imposée aux employeurs privés d’utiliser des tests polygraphiques, déclarant que meurs résultats sont irrecevables comme preuve devant les tribunaux, il existe d’énormes lacunes qui sont exploitées par les employeurs fédéraux, les agents de probation et autres…

L’une des premières raisons de son utilisation est que le détecteur de mensonge peut également être utile comme moyen de dissuasion : si un délinquant sexuel se soumet régulièrement à des tests de détection de mensonges précis, commettre un crime revient soudain à garantir son retour en prison. Peu importe que le test fonctionne réellement, peu importe si cela est perçu comme efficace. 

L’une des autres raisons et que cela peut néanmoins donner une base pour savoir si un individu se sent stressé ou anxieux et ainsi pouvoir savoir si ce dernier est en effet un suspect ou non. Donc, bien qu’ils ne s’avèrent pas forcément exacts, les agences continuent néanmoins à utiliser les tests polygraphiques. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *